Présidence CAF : Me Augustin Senghor, l’homme de la situation

Candidat à la présidence de la CAF, Me Augustin Senghor espère succéder au malgache Ahmad Ahmad le 12 mars prochain. Dans une longue interview accordée au journal Newstar Info, l’avocat de 55 ans se présente comme l’homme de la situation capable de redresser la barre dans une institution en difficulté qui traverse une période particulièrement cruciale de son évolution.

Dés le début de l’interview, le ton est donné. Me Senghor pointe du doigt la situation de crise structurelle et institutionnelle ainsi que les nombreux manquements auxquels l’instance dirigeante du football africain doit faire face : « La CAF a besoin de tout. Parce qu’en réalité, la situation s’est tellement dégradée qu’il y’a urgence partout. Il y’a urgence au niveau de la réforme en profondeur de nos textes. Il y’a urgence sur la restructuration administrative et aussi des organes de gouvernance comme le comité exécutif. Il y’a également urgence pour régler les problèmes financiers et pour terminer je pense qu’aujourd’hui, il faut travailler plus que jamais à repenser nos compétitions, mieux les organiser, les harmoniser avec le programme international et surtout les valoriser pour en faire un bon produit apte à développer un autre secteur clé du football africain qui ne marche pas. C’est à dire l’aspect commercial. »

L’état des lieux est sans appel. Pour autant, l’homme fort du football sénégalais se refuse d’être alarmiste parce que pour lui, le point du non retour n’est pas encore atteint. Et même si la situation actuelle de la CAF, malgré quelques acquis dans plusieurs domaines, frôle le chaos avec notamment des problèmes structurels criards, il est toujours possible de redresser la barre. Cela devrait nécessairement passer par des décisions fortes et adéquates vues les urgences de l’heure mais aussi et surtout par des hommes forts. Un leadership incarné et légitime qui cadre parfaitement avec son brillant parcours si bien qu’au moment de dresser le profil du prochain candidat, il n’y va pas par quatre chemins : « Je dirai simplement que le meilleur profil c’est moi, je remplis tous les critères. Le bon profil c’est quelqu’un qui a un vécu, une expérience, qui a de la compétence avérée et reconnue par tout le monde, qui a une capacité à fédérer l’ensemble des dirigeants et acteurs du football africain, qui a un statut et une expérience qui lui permettent d’être non seulement un bon leader mais aussi qu’il soit capable de parler et d’être un interlocuteur valable au niveau international »

Et l’avocat d’ajouter que ce portrait robot lui sied à merveille car il s’agirait également de « quelqu’un qui est capable de vraiment unifier l’ensemble des composantes du football africain mais encore qui a cette capacité de communiquer avec tout le monde. Quelqu’un qui est capable de développer une démarche inclusive et participative où chaque dirigeant, chaque association nationale se retrouvera. » 

En attendant le candidat sénégalais a déjà entamé sa tournée afin de présenter son programme et convaincre un maximum de fédération à adhérer à sa vision pour un football africain plus uni, plus performant et plus attractif.

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